La Passiflore poc-poc

Passiflora fœdida L.

(famille. des Passifloraceae)

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Mise à jour : lundi 29 juin, 2009

© 2002 J.Ph. ROSELLO

A la foire de Lörrach, en Allemagne, j'ai fait la connaissance d'un biochimiste allemand, le Dr Jan Schlauer, qui présentait une plante soupçonnée d'être carnivore et qu'il étudit actuellement : Passiflora fœdida.

Synonymes : Poc-poc - Marie-gougeat - Running pop en anglais - Bejuco canastilla en espagnol (colombie)

La passiflore poc-poc se rencontre dans toute l'Amérique tropicale. Cette liane herbacée est aussi commune à la Réunion. Elle s'est même naturalisée en quelques endroits de île.

La bibliographie nous dit que son fruit est une arille d'un diamètre de 25 mm, qui est comestible, (comme la plupart des fruits de Passiflore, cf. fruit de la Passion). Il n'est pas ou très peu consommé. Mûr, il est juteux, de saveur agréable, douce, acidulée et peut être absorbé cru ou transformé en boisson. Il est question aussi d'une odeur forte de la plante qui rebuterait peut-être le consommateur mais je n'ai absolument pas remarqué cela : le plant que j'ai a une odeur banale de verdure... (?)   En Amérique tropicale, cette passiflore est quelquefois utilisée comme plante de couverture du fait de son développement relativement rapide.

Cette plante ressemble aux autres Passiflores : liane grimpante, vrille, etc. Très velue, certains des poils présentent une gouttellette collante à leur extrémité (voir photos). Ils sont bien plus abondant sur les bractées des fleurs, aux pétales blancs. Il y en a aussi sur les nervures et en bordure de feuille. Une analyse chimique de la plante entière a été effectuée et ont été détectées des enzymes digestifs (ou digestives, dans un style plus "rétro"). Le problème est de savoir si ces enzymes sont endogènes ou exogènes, c'est-à-dire s'ils sont synthétisés dans la plante pour être utilisés à l'intérieur des cellules comme de nombreux autres enzymes tels que ceux qui sont utilisés pour digérer les organites cellulaires trop "vieux" (catabolisme) ou, au contraire, destiné à être excrété à l'extérieur, comme le font les plantes carnivores.

Le travail de recherche du Dr Jan Schlauer conciste à tenter d'isoler des tissus stériles pour les cultiver, obtenir des quantités importantes de ces sécrétions et déterminer la destination finale des enzymes : à l'intérieur ou à l'extérieur.

 

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Un article aurait été publié dans le bulletin de l'ICPS (International Carnivorous Plants Society) vers la fin de l'année 1998 (?) : si vous avez un tel article il serait intéressant de nous le faire partager...

J'ai ramené un spécimen. J'ai pu scanner le feuillage au plus fort grossissement disponible, pour vous proposer les photos présentes ici.

La variété étudiée par Jan Schlauer présente des fleurs blanches, légèrement vert-jaune, contrairement à celle que l'on trouve le plus souvent à la Réunion (voir ci-dessous)

Remarquer sur l'image à droite la présence d'une vrille enroullée et même le fruit collé d'un saule, duveteux, dont c'était la floraison (visible seulement sur l'agrandissement). passiflora_foedida6.gif (21135 octets)
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(photo Grand Livre des Fruits Tropicaux)
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Ph. Lionel Dromard
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Ph. Lionel Dromard
Lionel Dromard, membre de Dionée qui a résidé à la Réunion, m'a envoyé quelques-unes de ces photos. Cette plante y pousse facilement et très vite, fleurie abondamment et fructifie très bien. Elle devient subspontanée.
Elle supporte assez bien la sécheresse si elle est cultivée en pleine terre.
Elle pousse très bien en métropole si on la protége du gel. Ses fruits sont très bons et sont en fait de petits fruits de la passion.
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Ph. Lionel Dromard