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Votre collection commence à grandir et vous voilà intéressé par les échanges.
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Étanchéité
| Les racines nues placées dans l'obsurité et dans un résistent très bien dans le temps. Penser aux nombreuses racines aériennes qui se forment souvent spontanément lorsqu'une tige est placée au dessus de l'eau. Il faut donc garantir cette humidité donc l'étanchéité. L'envoi racine nues permet aussi de s'assurer de leur état sanitaire. Cette remarque est aussi valable pour le feuillage, à un moindre degré car les stomates se referment en cas de sécheresse. Les plantes cultivées en terrarium sont plus sensibles car non habituées à l'air sec. Pour garanti un air humide il faut donc que l'emballage soit non seulement étanche lors de l'envoi mais surtout qu'il le reste dans les pires conditions, celles que rencontrent malheureusement souvent les objets en transit par la Poste. Le meilleur système que j'ai trouvé est le . Il est extrêmement étanche, léger et peut même être doublé ou triplé . Il adhère très bien sur lui-même et ne glissera pas s'il n'est pas mouillé lors de l'application. Il est plus souple que la plante donc ne l'abîmera pas. |
Solidité
| Les boites en carton ont l'inconvénient de s'écraser facilement à moins d'être en carton vraiment épais (et lourds) et de toute façon renforcées. Pour préserver les urnes très longues, j'ai déjà envoyé des Sarracenia dans un long tube comme ceux utilisés pour les posters, etc. Ils sont parfois arrivés cassés et scotchés par la Poste ! Heureusement, tant qu'il y a pas de cisaillement ou de pliure à 90 °, la plante est intacte. Le Sarracenia peut être totalement emballé dans un film plastique refermé aux extrémités en laissant un peu d'air. Ensuite, il est glissé dans le tube. L'important est donc que le rhizome en longueur soit plus petit que le diamètre interne du tube. L'idéal est qu'il se cale lui-même, comme un bouchon. Au départ, il suffit de fixer un fil coté rhizome, de le passer dans le tube et de tirer à l'autre bout, lentement. A l'arrivée il suffit de repousser l'ensemble avec une baguette à extrémité non pointue. Prévenir le destinataire, ça éviter les bêtises ! |
Les Paquets postaux
Personnellement, j'en utilise deux légèrement différents selon le nombre de plantes et parfois leur épaisseur. Posez le carton de dessous sur une table débarrassée et protégée - coups de cutter en perspective... Comme le montre les photos, il est aussi possible de ne pas emballer tout le cadre : le film n'est pas sous le cadre mais simplement posé sur la cavité puis enfoncé pour se mouler sur les parois internes. Pour les cadres de petites tailles l'inconvénient est de limiter la place. Si vous appliquez le film vraiment contre l'intérieur du cadre l'étanchéité sera difficile à obtenir. Sur la photo centrale on voit que j'avais placé du ruban adhésif pour entourer le film directement mais une fois les deux cartons en place et les bords du film repliés, le collage à ce stade est tout aussi efficace et le déballage plus facile. |
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: vous remarquerez que cette technique rend inutile d'utiliser un sachet pour chaque plante. J'utilise des bandes adhésives type découpes d'étiquettes en papier sur lesquelles j'écris un numéro . La bande est repliée en enfermant une feuille, assez vieille pour ne pas abîmer la plante lors de l'enlèvement mais pas trop pour qu'elle ne se détache pas pendant le trajet - c'est arrivé. J'indique par e-mail les correspondances numéro/nom de plante. Les plantes faciles à identifier ne sont même pas numérotées. En plus, cela attire moins l'attention en cas de protection CITES : je pars du principe que nos plantes sont en règle et que ce n'est pas la peine de risquer leur mort par un retard dans l'acheminement. (Contrairement à la paranoïa qu'entretiennent certains, aucun certificat CITES n'est exigible au sein de l'U.E. considérée comme espace sans frontière, sauf pour les plantes susceptibles d'avoir été prélevées dans la nature de l'UE : pas la peine de vous prendre la tête avec ça avec vos Dionées, Sarracenia, Heliamphora, Nepenthes, etc.) |
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Le mode "Lettre"
Une amélioration importante du système permet un emballage encore plus pratique car il permet d'utiliser le transport en mode Lettre, le plus rapide et le plus économique... et fiable ! |
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Il faut savoir qu'il est normalement réservé au courrier, aux bouquins, et support assimilés (cassettes, CD/DVD) : vous n'avez normalement pas le droit de le faire. En pratique, votre postier comprendra que payer 15 € le transport d'une plante trois fois moins chère et fragile, qui va être ballottée et maltraitée coincée entre d'autres colis, plus lourds en général, n'est pas un service acceptable. Une lettre voyage en un ou deux jours, entre des enveloppes légères et pour un prix modique. Lors du tri, les colis sont jetés d'une hauteur d'une dizaine de mètres ! (Information d'un postier du tri.) |
La difficulté majeure est d'obtenir un "bloc" final qui rentrera dans une enveloppe standard en kraft. L'enveloppe n'est pas obligatoire pour les lettres mais cela crée des doutes... Il reste à peser et à affranchir : placer le timbre impérativement sur la partie rigide. La machine à oblitérer sera trompée si vous le placer sur la partie vide et la zone sera écrasée avec toute les conséquences fâcheuses pour tout le monde : votre lettre déchirée sera retirée et traitée manuellement, les plantes risqueront de périr, vous risquez même des problèmes avec la Poste que, franchement,vous n'aurez pas volés... Enfin, l'avènement de la lettre Max (en France) vise justement à régler les problèmes évoqués. Elle intègre le port dans son coût et existe en divers modèles. Elle permet de gagner du temps au niveau de la confection mais ne rêvez pas : le cheminement au sein des services est exactement le même que celui d'une lettre ! Vous avez donc les mêmes risques de perte sauf que vous pouvez avoir un remboursement car il y a une certaine garantie. Plus d'infos sur le site de la Poste ici. Avant de calculer exactement la taille du cadre, je me contentais de de manière à rendre pratiquement inexistante la partie plane, cela ne changeait rien à la solidité de l'ensemble mais permettait de le glisser dans une enveloppe de papier kraft, voire le retoucher s'il ne rentrait pas. J'ai arrêté à cause du problème invoqué, au niveau de la machine à oblitérer... Avec le calcul l'espace est également mieux exploité. Une fois le film replié l'ensemble était parfaitement étanche et je n'utilisais même pas de carton protecteur.
L'important était de découper un cadre environ 5 mm plus petit que l'enveloppe. Cela lui permettait de bien rentrer dans celle-ci sans qu'il ne se ballade à l'intérieur : c'était quand même sensé être une lettre ! Si vous avez des remarques : contact. |
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